Art octobre « Le roi des couleurs » à Dubaï (Emirats arabes unis)

1 octobre 2016

Floriane L. est une éducatrice suisse qui vit avec sa famille à Dubaï où elle a développé un projet avec l’utilisation du  kamishibaï. Elle a eu l’amabilité de nous faire part de son expérience.

Voici en quelques mots mon parcours. J’ai développé mon projet de conteuse avec le kamishibaï à Dubai,  l’année passée.  C’est quelque chose qu’ils ne connaissaient pas du tout ici. A chaque entretien où je sortais le castelet,  ils étaient surpris et pour chaque premier entretien avec les directrices de garderie, je leur présentais l’histoire du « Roi des couleurs » et ils étaient tous enchantés!

J’ai commandé entre temps plusieurs histoires, mais celle du Roi des couleurs est vraiment très appréciée, par tous les âges et les nationalités.

J’ai travaillé dans plusieurs garderies anglaises principalement. En tant qu’éducatrice-conteuse en français, ils m’engageaient pour 1 ou 2 heures et j’avais plusieurs groupes d’enfants âgés entre 2 et 6 ans et de toutes nationalités, des locaux, Indiens, Français, Libanais, Iraniens, Anglais, Belges, Pakistanais, Chinois…….Ils ne parlaient pas tous français, avaient quelques bases ou pas, mais tous ont adoré « Le Roi des couleurs ».

J’ai aussi fait une séance dans la nouvelle école Suisse de Dubaï. Les enfants ont adoré, même si la moitié  ne parlait pas français, ils participaient, réagissaient en riant ou en parlant entre eux, et attendaient impatiemment l’autre image, ils étaient tous intrigués par ce caméléon!

Après l’histoire je leur ai proposé une activité manuelle en décorant un caméléon sur une baguette pour faire en sorte que cela soit une marionnette.

J’essaie aussi après chaque histoire, d’amener une petite activité ou simplement avoir un dialogue avec les enfants en leur posant des questions pour voir si tout a été compris et entendre leur réaction.

Par contre, en tant que conteuse c’est très difficile de se faire payer ici! Et pourtant les nurseries et les écoles sont toutes privées et chères, mais ils n’ont soit disant pas de budget pour les activités extra scolaire. Cela me contrarie un peu car j’ai investi assez d’argent dans le matériel, je me déplace et je suis diplômée, mais bon cela est un autre problème!  Bénévolement je pourrais travailler partout!

Ce qui ressort de cette première année,  c’est que les enfants adorent me voir arriver et se réjouissent de découvrir quelle histoire se trouve à l’intérieur du kamishibaï. Ce sont des moments magiques et même si je ne connais pas les enfants car j’ai très peu de contacts avec eux, vu que je n’ai pas beaucoup de temps, il y a une complicité qui se crée entre eux et moi, et je me sens très appréciée avec mon kamishibaï et ses histoires!

Dans un prochain article, nous vous présenterons deux références en rapport avec ce thème : « Comment les animaux reçurent leurs couleurs » (pourquoi l’âne est resté gris) et « Le pingouin Dagobert » qui s’ennuyait dans l’immensité blanche du Pôle Nord et voulait découvrir le pays aux mille couleurs.